Le cri du cœur du Lieutenant Général Jhonny Luboya, gouverneur militaire de l’Ituri, ne peut et ne doit rester lettre morte. Il exprime, avec la gravité et la dignité que commande sa fonction, une réalité intolérable : les veuves et les orphelins des militaires des FARDC tombés au front sont abandonnés à eux-mêmes.
Alors que les forces armées luttent chaque jour contre la coalition des milices, dont celles de Thomas Lubanga alliées au M23, le moral des troupes est directement affecté par l’indifférence que manifeste l’institution envers les familles de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.
Comment exiger loyauté, discipline et sacrifice aux soldats si, une fois morts, leurs familles sont laissées dans la précarité et l’oubli ? Cette injustice est non seulement un affront à leur mémoire, mais aussi un facteur de démobilisation.
L’Inspectorat Général des FARDC est ici directement interpellé. Il est temps d’agir. Il est temps de sortir de l’inaction bureaucratique et de procéder à un contrôle rigoureux, transparent et humain des ayant-droits des militaires tombés sur le champ d’honneur.








